
La grâce est une
faveur gratuite et imméritée de Dieu.
Dieu aurait pu nous laisser dans notre mort spirituelle, dans notre rébellion contre Lui, mais il ne
l’a pas fait. Il ne nous a pas sauvés à
cause de ce qu’il voyait en nous, mais en dépit de cela. Ainsi l’amour de Dieu
est d’autant plus sublime que les
récepteurs en étaient indignes et peu
aimables. Nous étions des ennemis de Dieu, démunis et
aviles. Il nous a aimés malgré tout
cela.
Le commentaire de
la Bible sur le thème de la grâce nous
dit que la miséricorde signifie que nous ne recevons pas le châtiment que nous
méritons. La grâce signifie que nous recevons le salut
que nous n’avons pas mérité. Nous le recevons comme un don, non comme
quelque chose que nous méritons. En plus, Celui qui le donne n’avait aucune
obligation de le donner. A.T. Pierson dit :
C’est un acte d’amour volontaire qu’Il n’a aucune obligation d’accomplir. Ce
qui fait la gloire de la grâce, c’est qu’elle est un acte totalement libre,
sans aucune contrainte, de l’amour de Dieu envers de pauvres pécheurs.
Ainsi durant quelques
instants, nous essayerons de comprendre ce qu’est la grâce, comment la recevoir et quels sont les
bienfaits. Demandons au Saint Esprit de
nous aider à comprendre ce thème.
Pour commencer notre
réflexion, répondons à une question essentielle à savoir comment
pouvons-nous recevoir la grâce ? Dans la Bible, nous
trouvons des versets qui répondent à cela. Prenons un texte et lisons 2
Corinthiens 8.9. Paul nous dit
que la grâce est un don de générosité.
Jésus a donné tout ce qu’il avait afin
que par sa pauvreté, nous soyons enrichis
pour l’éternité. En faite, dans
ce verset, on ne peut pas dire que Jésus a été plus pauvre que la plupart des
habitants de sa région, mais le verset
veut nous faire comprendre qu’il s’est
fait pauvre en renonçant à ses prérogatives
divines et ainsi devenir homme. C’est parce qu’il a renoncé à tout cela
en s’incarnant qu’il est devenu pauvre.
Mais en consentant à se
dépouiller, il nous a enrichis par le
don du salut et de la vie éternelle.
Or Jean
l’évangéliste nous dit dans son chapitre 1
au verset 14-16 que lorsque Jésus est né, Dieu est devenu homme.
Il n’était pas en partie homme et en partie Dieu, non, il était entièrement
homme et entièrement Dieu (Col 2.9).
En s’incarnant, il est
devenu :
- Maitre parfait, càd révèle ce que Dieu pense (voir Phil 2.5-11).
- Exemple parfait, càd le modèle vers lequel nous devrions tendre (1 Pier
2..21).
- Et enfin le sacrifice parfait, càd le sacrifice pour tous les péchés (Col 1.15-23).
En faite pour
accepter le Christ, nous devons être
humble (Jacques 4.6). Ici l’auteur veut nous faire comprendre que Dieu approuve l’humilité et non
l’orgueil. Surtout la grâce est accordée seulement aux humbles, ceux qui
reconnaissent que seul Dieu peut nous sauver, et nous délivrer de nos désirs
égoïstes.
Or pour bien
comprendre cela, la Bible nous dit que le salut ne
débouche pas de nos bonnes œuvres (actions) (Rom 11.6). Paul
nous fera comprendre ici que si nous arrivons à penser
qu’il est plus facile à Dieu de nous aimer lorsque nous avons une bonne action,
ou encore qu’il nous a choisi car nous le méritions, ou mieux encore car certaines personnes ne pourront jamais
être sauvé, alors Paul nous dit que nous n’avons rien compris car le salut c’est une grâce, un cadeau gratuit. On ne peut que l’accepter avec reconnaissance
et louange.
Ainsi nous pouvons
comprendre que nos bonnes œuvres n’amène
pas la grâce, ni
l’observation de la loi nous conduit à la grâce. Alors
que pouvons-nous comprendre ? Lisons ensemble Romains 6.14. L’apôtre
veut-il nous faire comprendre ici que l’observation de la loi, les 10
Commandements n’est plus important car
nous vivons sous la grâce ?
NON ! Dans ce verset, Paul nous dit que lorsque nous vivons sous la
loi, le péché régnait en maître sur nous,
car la loi était incapable de faire de nous des justes ou nous donner la
victoire sur le péché. Maintenant que
nous sommes unis à Christ, c’est Lui qui règne
sur notre vie, et il nous donne le pouvoir de faire le bien plutôt que le mal.
Voilà ce que nous
pouvons dire sur ce 1er
point. Il y a encore beaucoup de chose à
dire, mais pour que le thème ne soit pas trop long, regardons l’autre point qui
nous aidera à bien comprendre ce qu’est la grâce.
Ainsi pour bien
comprendre, regardons quelques versets qui
nous montrent
comment découle cette grâce. Pour
commencer, prenons un premier verset qui
se trouve dans Romains 11.5. Ici Paul nous dit que Dieu ne demeure jamais sans témoins, il se réserve
toujours un reste fidèle, choisi par lui
pour être les objets spéciaux de sa
grâce. Paul déclare donc que le rejet des Juifs n’était pas
total, attendu qu’il y avait un certain nombre d’Israélites choisis de Dieu qui
restaient fidèles, et qui constituaient la véritable Israël ou le peuple élu,
auquel étaient faites les promesses.
En faite Paul nous dira que ces personnes choisies
(élues) seront
justifiés (Romains 3.24), càd déclaré
justes aux yeux de Dieu. Ainsi
Dieu déclare juste le pécheur dès l’instant où celui-ci croit au Seigneur
Jésus. Dieu ne rend pas le croyant sans
péché ou
juste en lui-même. Plutôt, Il lui impute la justification. Comme l’a affirmé
A.T. Pierson : « En justifiant les pécheurs
Dieu les appelle justes alors qu’ils ne le sont pas ; Il ne leur impute
pas le péché là où il existe, et porte à leur crédit la justice là où elle
n’existe pas ». Ensuite nous
apprenons que nous sommes justifiés par
la grâce de Dieu, cela signifie que la
justification nous est imputée indépendamment
de nos mérites. Il s’agit d’une
grâce totalement imméritée.
Ensuite le fait d’être justifié, cela
entrainera l’action d’être sauvé (Act 15.11).
Pierre déclare une chose importante :
les Juifs eux-mêmes ne pouvaient être sauvés par l’obéissance à ces règles. Les
Juifs, comme les païens, n’étaient sauvés que par la grâce et par la foi. Ceci est l’espérance à la fois juive et
païenne et non une obéissance aux préceptes de Moïse.
Or être sauvé
signifie que nous sommes déjà pardonnés.
Paul dans Ephésiens 1.7 nous dit
que la grâce nous permet d’avoir le pardon de nos fautes. Ici Paul
nous dit que la rémission des péchés est le premier fruit de la rédemption par le
sang de Christ, appropriée personnellement à l’homme pécheur. Elle lui procure
la réconciliation avec Dieu, la paix ; elle lui rend l’accès à toute la
richesse de la grâce divine. Cette rémission des péchés, accordée à celui qui
se repent et qui croit en Jésus-Christ, doit se renouveler sans cesse dans le
cours de la vie chrétienne, pour que les offenses involontaires de l’enfant de
Dieu ne troublent pas sa communion et sa paix avec son Père céleste. Ainsi le croyant réconcilié,
adopté, le pécheur pardonné, donne toute la louange de son salut à son
Père gracieux.
Ainsi le fait d’être pardonné,
Dieu nous dit dans sa Parole
qu’il sera toujours présent pour nous aider
dans les moments difficiles (Heb 4.16).
L’auteur du livre des Hébreux nous
demande d’approcher le trône de la grâce
avec assurance, càd que nous devons venir avec vénération et une crainte pieuse, cependant pas comme si nous étions traîné au siège de
la justice, mais comme étant cordialement invité au propitiatoire, où règne la
grâce. Nous avons la hardiesse d’entrer dans le saint des saints, et seulement
par le sang de Jésus ; il est notre Avocat, et il a acheté tout ce dont
nos âmes ont besoin ou peuvent désirer.
Adressons-lui avec respect parce
qu’il est notre Roi, avec pleine
assurance car il est notre Ami et Consolateur.
Enfin ce qui découle
de la grâce c’est d’être glorifié par Christ, càd que nous
représentons fidèlement le Christ dans le monde, son parfait exemple (2 Thess 1.12).
Ici Paul nous dit que des vies se sainteté glorifient le Seigneur. Si nous demeurons fermes dans la foi, si nous aimons les
autres de l’amour de Christ, si nous souffrons patiemment pour Lui, nous
glorifions son nom. Et si Jésus est glorifié en nous, à notre tour nous serons
glorifiés en Lui (Rom 8:30). Nous serons glorifiés selon la
grâce de notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ. Puisse notre vie refléter chaque
jour la gloire de sa grâce !
En conclusion, nous avons vu tout au long de
ces quelques lignes comment nous pouvons recevoir la grâce, mais aussi les
bienfaits liés à la grâce.
La grâce est un
don de Dieu, une faveur imméritée de
Dieu pour l’homme. Nos efforts, nos
capacités et nos choix n’y sont pour rien. Néanmoins, en
reconnaissance pour ce cadeau, nous cherchons à aider et à servir les autres avec bonté, et amour,
plutôt qu’à satisfaire nos propre désirs.
Enfon mon souhait
pour chacun, c’est que le Seigneur nous aide à découvrir cette grâce, grâce qui
a tant de bienfaits pour chacun d’entre nous.
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